{"id":357,"date":"2018-12-26T09:28:29","date_gmt":"2018-12-26T09:28:29","guid":{"rendered":"http:\/\/192.168.0.250\/news24\/?p=357"},"modified":"2020-10-25T18:22:31","modified_gmt":"2020-10-25T17:22:31","slug":"la-tunisie-a-lepoque-de-la-constitution-de-1861","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.mehdi.name\/fr\/2018\/12\/26\/la-tunisie-a-lepoque-de-la-constitution-de-1861\/","title":{"rendered":"La Tunisie \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la Constitution de 1861"},"content":{"rendered":"<p>Pendant des si\u00e8cles, ce beau pays de la Tunisie labour\u00e9 par des invasions nombreuses resta stationnaire, disputant \u00e0 peine \u00e0 la sauvagerie ses plus belles oasis, et laissant tomber en ruines les magnifiques travaux agricoles de l\u2019\u00e9poque romaine. Mais, apr\u00e8s 1830, des circonstances providentielles se r\u00e9unirent pour le rappeler \u00e0 la vie. La premi\u00e8re mit l&#8217;\u00e9tablissement des Fraudais dans l&#8217;Alg\u00e9rie ; il unit la Tunisie en contact imm\u00e9diat avec l&#8217;Occident, et balan\u00e7a l&#8217;omnipotence de Constantinople, regard\u00e9e jusqu&#8217;alors comme ta capitale de toutes les r\u00e9gions africaines.<\/p>\n<p>Constantinople, il est vrai, semble par sa situation faite pour commander. Elle a l&#8217;Asie devant elle, l&#8217;Europe derri\u00e8re. Son port, aussi s\u00fbr que vaste, ouvre et ferme l&#8217;entr\u00e9e de la mer Noire \u00e0 l&#8217;Orient et de la M\u00e9diterran\u00e9e \u00e0 l&#8217;Occident. Si cette position merveilleuse explique le pass\u00e9, ses avantages disparaissent devant les progr\u00e8s de la science et les conqu\u00eates de l&#8217;Occident. La seconde fut l&#8217;av\u00e8nement au tr\u00f4ne d&#8217;une s\u00e9rie de princes dont le g\u00e9nie planant au-dessus des \u00e9troits pr\u00e9jug\u00e9s orientaux con\u00e7ut le glorieux dessein de faire fleurir en Afrique ta civilisation fran\u00e7aise. Si le climat influe sur le caract\u00e8re des hommes, le gouvernement a plus d&#8217;influence encore que le climat. Le premier de ces princes dont l&#8217;Afrique conservera le nom fut Ahmed-Bey. Les Tunisiens ont trouv\u00e9 dans Ahmed Bey le r\u00e9g\u00e9n\u00e9rateur de leur vieille province d&#8217;Afrique. P\u00e9n\u00e9tr\u00e9 de l&#8217;esprit europ\u00e9en, il lut l&#8217;ap\u00f4tre de la civilisation en Orient. La plus belle page de son r\u00e8gne est \u00e9crite dans la circulaire qu&#8217;il adressa en 1816 aux consuls \u00e9trangers. Il leur \u00e9crivait :<\/p>\n<p>\u00ab La propri\u00e9t\u00e9 sur les \u00eatres humains est injuste et contraire \u00e0 nos sentiments. Elle nous a occup\u00e9 pendant toutes les ann\u00e9es durant lesquelles nous nous sommes efforc\u00e9s d&#8217;y mettre un terme. Nous sommes heureux de pouvoir vous d\u00e9clarer maintenant que nous abolissons dans toute \u00ab notre domination la propri\u00e9t\u00e9 des esclaves. Dor\u00e9navant tout esclave de notre r\u00e9gence sera consid\u00e9r\u00e9 comme libre. \u00bb<\/p>\n<p>Cette mesure \u00e9tait d&#8217;un grand politique, elle augmentait le commerce, l&#8217;agriculture et ta population. Il est certain en effet, que le possesseur d&#8217;un terrain cultivera beaucoup mieux son h\u00e9ritage que celui d&#8217;autrui. L&#8217;esprit de propri\u00e9t\u00e9 double la force de l&#8217;homme. On travaille pour soi et pour sa famille avec plus de vigueur et de plaisir que pour un ma\u00eetre, L&#8217;esclave qui est dans la puissance d&#8217;un autre a peu d&#8217;inclination pour le mariage. Il craint souvent m\u00eame de faire des esclaves comme lui. Son industrie est \u00e9touff\u00e9e, son \u00e2me abrutie. Ses forces ne s&#8217;exercent jamais dans toute leur \u00e9lasticit\u00e9. Le possesseur, au contraire, d\u00e9sire une femme qui partage son bonheur et des enfants qui l&#8217;aident dans son travail. Son \u00e9pouse et ses fils font ses richesses.<\/p>\n<p>Le terrain de ce cultivateur devient dix fois plus fertile sous les mains d&#8217;une famille laborieuse. Le commerce g\u00e9n\u00e9ral est augment\u00e9, le tr\u00e9sor du prince en profile, et la campagne fournit plus de soldats.<\/p>\n<p>Une si grande r\u00e9volution retentit jusque dans l&#8217;Occident et le po\u00e8te s&#8217;\u00e9crie : \u00ab\u00a0Ecoulons&#8230; jusqu&#8217;au ciel un grand bruit est mont\u00e9. Hourra ! l&#8217;Afrique pousse un cri de libert\u00e9. Le sultan de Tunis abolit l&#8217;esclavage, Le pied du n\u00e8gre est libre en touchant le rivage, Que le Dieu Tout-Puissant le couvre de son aile. Que l&#8217;Europe \u00e0 ses rois, l&#8217;impose pour mod\u00e8le Que son glorieux nom \u00e9ternise mes vers Sur un cap africain, dominateur des mers Avec les fers bris\u00e9s de la traite abattue Que l&#8217;Europe chr\u00e9tienne \u00e9rige une statue Ou la philanthropie \u00e9crive de sa main : Ahmed, bey de Tunis, ami du genre humain.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ahmed, avait en effet pour son peuple une affection, un d\u00e9vouement que ni ta puissance, ni l&#8217;or, ni la pourpre ne pouvaient alt\u00e9rer. Il n&#8217;\u00e9tait point de ces politiques disciples de Machiavel : \u00ab Ouvriers de succ\u00e8s, artistes plus ou moins habiles que la morale ne regarde pas ; qui p\u00e9trissent les faits et manient l&#8217;argile des choses humaines s&#8217;embarrassant peu de salir leurs doigts ou d&#8217;ensanglanter l&#8217;atelier. \u00bb<\/p>\n<p>En 1816, il vient, roi philosophe, \u00e9tudier nos institutions politiques et visiter nos \u00e9tablissements pour en doter son pays. Il puise en France et en Angleterre de pr\u00e9cieux renseignements, et ses \u00e9tudes lui tracent la route des am\u00e9liorations \u00e0 entreprendre dans l&#8217;int\u00e9r\u00eat de la Tunisie. Mais 1a mort le surprit au milieu de ses projets de r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration politique. Il avait ouvert l&#8217;\u00e8re des grandeurs et marqu\u00e9 le premier pas de la civilisation.<\/p>\n<p>Mohammed son cousin, lui succ\u00e8de et marche sur ces traces glorieuses. Il entreprit aussi l&#8217;\u0153uvre h\u00e9ro\u00efque et divine d&#8217;aider son peuple \u00e0 s&#8217;\u00e9lever d&#8217;un degr\u00e9 inf\u00e9rieur \u00e0 un degr\u00e9 sup\u00e9rieur. P\u00e9n\u00e9tr\u00e9 des caract\u00e8res de la civilisation qui sont l&#8217;amour, la tol\u00e9rance, la justice, la pr\u00e9voyance, l&#8217;activit\u00e9, la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, il octroie au mois de juin de l&#8217;ann\u00e9e 1837, une charte constitutionnelle qui porte le nom de pacte fondamental. La charte contenait en germe les institutions les plus lib\u00e9rales et devait recevoir son application dans un code politique et administratif, mais il ne lui \u00e9tait pas donn\u00e9 non plus de jouir de son \u0153uvre. La mort en la laissant inachev\u00e9e, d\u00e9l\u00e9gua au prince Mohamed-el-Sadok son fr\u00e8re, le soin de mener \u00e0 sa bonne fin celte vaste entreprise dont la partie la plus ardue et la plus laborieuse restait \u00e0 formuler.<\/p>\n<p>Cher \u00e0 la population tunisienne qui avait d\u00e9j\u00e0 su appr\u00e9cier les qualit\u00e9s de son c\u0153ur et de son esprit, Mohammed-el Sadok donnait, par son \u00e9l\u00e9vation supr\u00eame, un gage nouveau que la r\u00e9forme commenc\u00e9e aurait son cours. On ne se trompait pas : \u00e0 peine a-t-il pris les r\u00eanes du Gouvernement que fid\u00e8le \u00e0 sa mission, il travaille sans rel\u00e2che au monument l\u00e9gislatif qui sera l&#8217;honneur de son r\u00e8gne. Puissamment second\u00e9 par le z\u00e8le et la capacit\u00e9 de son premier ministre, il r\u00e9dige les promesses inscrites dans le Pacte Fondamental et promulgue le nouveau Code civil, politique et administratif qu&#8217;il met de suite en vigueur dans toute l&#8217;\u00e9tendue de ses Etats.<\/p>\n<p>Le 23 avril 1861, le code est solennellement remis par le souverain de Tunis, aux grands dignitaires de l&#8217;\u00e9tat, aux membres du conseil supr\u00eame et aux pr\u00e9sidents des tribunaux en pr\u00e9sence des repr\u00e9sentants des puissances \u00e9trang\u00e8res qui saluent avec bonheur le premier rayon de ces sages r\u00e9formes.<\/p>\n<p>Les f\u00eales de l&#8217;inauguration eurent lieu le 24 et le 25 ao\u00fbt au palais du Bardo, o\u00f9 se trouvaient r\u00e9unis dans la salle du Tr\u00f4ne, autour du Bey, les oul\u00e9mas, le3 ministres, les principaux officiers de l&#8217;arm\u00e9e et les membres du corps consulaire. En pr\u00e9sence de cet imposant cort\u00e8ge, le bey re\u00e7ut le serment de tous les membres de sa famille et des plus hauts fonctionnaires civils et militaires d&#8217;apr\u00e8s une formule r\u00e9cit\u00e9e \u00e0 haute voix par le grand-ma\u00eetre des c\u00e9r\u00e9monies. Ce fut un spectacle magnifique o\u00f9 r\u00e9gnaient avec l&#8217;esprit fran\u00e7ais, la dignit\u00e9 et la distinction orientales. Le lendemain le bey inaugurait avec la m\u00eame solennit\u00e9 l&#8217;ouverture des tribunaux tunisiens constitu\u00e9s d&#8217;apr\u00e8s le nouveau code de proc\u00e9dure civile et criminelle.<\/p>\n<p>Voici quelles \u00e9taient les principales dispositions du nouveau code : \u00ab\u00a0La loi organique garantit la s\u00e9curit\u00e9 des biens des personnes et de l&#8217;honneur aux sujets et habitants du royaume quelles que soient leur religion, leur race et leur nationalit\u00e9. Les sujets paient les imp\u00f4ts proportionnellement \u00e0 leur fortune. Tous les habitants sont \u00e9gaux devant la loi. Le service militaire est requis d&#8217;apr\u00e8s le tirage au sort et pour un temps limit\u00e9. La libert\u00e9 du commerce est proclam\u00e9e pour tous ; les \u00e9trangers peuvent exercer toutes industries, \u00e0 la condition de se soumettre au droit commun, lis peuvent acqu\u00e9rir comme les nationaux. Le commerce d&#8217;importation et d&#8217;exportation est libre pour tous. Tout individu arr\u00eat\u00e9 par la police re\u00e7oit dans les 18 heures notification des motifs de sou arrestation. Il y a des tribunaux de premi\u00e8re instance et des tribunaux de r\u00e9vision. La magistrature est inamovible. Le droit de p\u00e9tition est reconnu.<\/p>\n<p>Enfin la clef de vo\u00fbte de l&#8217;\u00e9difice politique est dans l&#8217;institution d&#8217;un conseil sup\u00e9rieur compos\u00e9 de 60 membres dont le tiers est pris parmi les ministres et les hauts fonctionnaires et les deux autres tiers parmi les notables du pays. Ce conseil supr\u00eame cumule les attributions d\u00e9volues en France, au S\u00e9nat, au conseil d&#8217;\u00c9tat, \u00e0 la cour de cassation et \u00e0 1a cour des comptes.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Celte constitution avait le d\u00e9faut d&#8217;\u00eatre trop parfaite et de s&#8217;\u00e9lever trop ci-dessus du niveau intellectuel et social du peuple auquel elle \u00e9tait destin\u00e9e. Il y a dans la vie des nations comme dans celle des individus une loi de pond\u00e9ration et d&#8217;\u00e9quilibre qui apr\u00e8s un mouvement extr\u00eame, surtout lorsqu&#8217;il est contre les tendances inn\u00e9es, et le caract\u00e8re propre de ce peuple, ram\u00e8ne v\u00e9ritablement une r\u00e9action en sens inverse qui se d\u00e9veloppe, en proportion m\u00eame de la force et de l&#8217;\u00e9tendue du mouvement pr\u00e9c\u00e9dent. Dans celle sorte d&#8217;oscillation vitale, l&#8217;aiguille en courant d&#8217;un p\u00f4le \u00e0 l&#8217;autre, se fixe en fin au point qui est le v\u00e9ritable centre de gravit\u00e9 de sa nature r\u00e9elle.<\/p>\n<p>Ainsi l&#8217;unit\u00e9 nationale allait \u00eatre \u00e9branl\u00e9e au moment o\u00f9 les lois et les institutions touchaient \u00e0 leur glorieux couronnement. On travaillait depuis nombre d\u2019ann\u00e9es \u00e0 la r\u00e9organisation compl\u00e8te, uniforme et m\u00e9thodique de l&#8217;Etat. Cette \u0153uvre \u00e9tait conduite par des hommes d&#8217;une exp\u00e9rience consomm\u00e9e et ex\u00e9cut\u00e9e parties fonctionnaires habiles. Les dispositions les plus pr\u00e9voyantes \u00e9taient prises pour \u00e9tablir partout l&#8217;ordre et la s\u00e9curit\u00e9 et l&#8217;on arrivait vers celle unit\u00e9 de lois et d&#8217;institution depuis si longtemps poursuivie. N\u00e9anmoins chose \u00e9trange, tas ressorts de l&#8217;Etat s\u2019alli\u00e8rent, la nationalit\u00e9 \u00e9branl\u00e9e cherche son point d&#8217;appui, l&#8217;inqui\u00e9tude parait, le peuple asservi par la force de l&#8217;habitude consid\u00e8re celte r\u00e9organisation comme la ruine de la patrie, les tribus se soul\u00e8vent, prennent tas armes, refusent de payer l&#8217;imp\u00f4t et demandent l&#8217;abolition du pacte fondamental.<\/p>\n<p><strong>La r\u00e9volte de 1864 pr\u00e9sentait plusieurs raisons :<\/strong><\/p>\n<p>Les fanatiques musulmans \u00e9taient irrit\u00e9s de voir leurs chefs c\u00e9der au courant des coutumes chr\u00e9tiennes et civilis\u00e9es le aux d\u00e9pens de l&#8217;islam. L&#8217;Angleterre et la Turquie nourrissaient des trames contre bey el attisaient l&#8217;insurrection.<\/p>\n<p>Les populations qui refusaient de payer l&#8217;imp\u00f4t et d\u00e9criaient la p\u00e9nurie du Tr\u00e9sor ne mettaient pas en ligue de compte les d\u00e9penses excessives faites pour les constructions d&#8217;\u00e9difices, d&#8217;aqueducs, de routes soit \u00e0 Tunis, soit dans les pays environnants.<\/p>\n<p>Pour essayer les arts, il faut des secours, des mains qui vous aillent, des entendements assez ouverts pour vous comprendre et assez dociles pour vous ob\u00e9ir ; il faut \u00eatre de son \u00e9poque, tout en la d\u00e9passant, de son pays tout en le pr\u00e9c\u00e9dant.<\/p>\n<p>L&#8217;action populaire, sociale et gouvernementale ne marchait plus dans la direction d&#8217;une m\u00eame croyance. Les lois, les institutions et tes m\u0153urs g\u00e9n\u00e9rales de la nation n&#8217;\u00e9taient plus empreintes du m\u00eame esprit. Le prince avait ouvert un horizon nouveau, mais les sujets indolents et routiniers se fermaient les yeux des deux mains. Quel que soit le mode de gouvernement qui r\u00e9git un pays, si bon, si honorable, si juste que soit le mode, il aura toujours nui aux int\u00e9r\u00eats d&#8217;un ou de plusieurs partis, et en satisfaisant \u00e0 de nobles ambitions, recul\u00e9 des convoitises honteuses. Il y aura donc toujours des m\u00e9contenta qui feront des partis ; car les partis ne sont pas autre chose qui l&#8217;alliance de plusieurs m\u00e9contents autour d&#8217;un seul.<\/p>\n<p>Quoiqu&#8217;il en soit, le bey sut encore, \u00e0 force de pers\u00e9v\u00e9rance et d&#8217;habilit\u00e9, amener les r\u00e9volt\u00e9s \u00e0 demander l&#8217;aman, c&#8217;est \u00e0-dire la paix (1861). Celle paix \u00e9tait le triomphe et le signe du g\u00e9nie.<\/p>\n<p>Quels dieux r\u00e9pandent ces bienfaits ? \u00a0C&#8217;est un seul homme !&#8230; et le vulgaire. M\u00e9conna\u00eet les biens qu&#8217;il a faits. Le peuple en son erreur grossi\u00e8re. Ferme les yeux \u00e0 la lumi\u00e8re, il n&#8217;en peut supporter l&#8217;\u00e9clat. Ne recherchons point ses suffrages. Quand il souffre il s&#8217;en prend aux sages. Est-il heureux, il est ingrat.<\/p>\n<p><em><strong>Extrait du livre \u201cLa Tunisie : son pass\u00e9, son avenir et la question financi\u00e8re\u201d. <\/strong><\/em><em><strong>Auteur: Henry Pontet de Fonvent \u2013 1872<\/strong><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pendant des si\u00e8cles, ce beau pays de la Tunisie labour\u00e9 par des invasions nombreuses resta stationnaire, disputant \u00e0 peine \u00e0 la sauvagerie ses plus belles oasis, et laissant tomber en ruines les magnifiques travaux agricoles de l\u2019\u00e9poque romaine. Mais, apr\u00e8s 1830, des circonstances providentielles se r\u00e9unirent pour le rappeler \u00e0 la vie. 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