{"id":314,"date":"2020-12-29T12:59:00","date_gmt":"2020-12-29T11:59:00","guid":{"rendered":"http:\/\/192.168.0.250\/news24\/?p=314"},"modified":"2020-12-29T14:01:25","modified_gmt":"2020-12-29T13:01:25","slug":"noms-de-familles-des-israelites-tunisiens","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.mehdi.name\/fr\/2020\/12\/29\/noms-de-familles-des-israelites-tunisiens\/","title":{"rendered":"Noms de familles des isra\u00e9lites tunisiens"},"content":{"rendered":"<h2 style=\"text-align: center;\">DEUXI\u00c8ME PARTIE<\/h2>\n<p>Nous venons d&#8217;assister (<a href=\"http:\/\/mehdi.name\/fr\/2018\/12\/26\/essai-sur-lhistoire-des-israelites-de-tunisie\/\">tout le long de la I<sup>\u00e8re<\/sup> partie de ce livre<\/a>) \u00e0 la formation du juda\u00efsme tunisien. Nous venons de voir se constituer peu \u00e0 peu cette grande agglom\u00e9ration, au moyen d&#8217;\u00e9migrations successives. L&#8217;\u00e9difice s&#8217;est constitu\u00e9 par des couches d&#8217;origines diverses, venant se superposer les unes aux autres. R\u00e9sumons ces diverses \u00e9migrations.<\/p>\n<p>Sans nous arr\u00eater plus que de raison aux Juifs de la Carthage punique, aux voyageurs Zabulonites ni \u00e0 l&#8217;\u00e9migration probl\u00e9matique venue \u00e0 la suite du pharaon Tahraka, nous trouvons une premi\u00e8re \u00e9migration lente, venue d&#8217;Egypte \u00e0 travers la Cyr\u00e9na\u00efque, et d\u00e9pendant par cons\u00e9quent du groupe juif alexandrin de la secte d&#8217;Onias. La seconde \u00e9migration est amen\u00e9e de force par les Romains lors de la prise de J\u00e9rusalem par Titus et de la destruction du second temple ; la troisi\u00e8me, originaire de l&#8217;Arabie, est venue en Tunisie \u00e0 la suite des conqu\u00e9rants musulmans.<\/p>\n<p>Puis les \u00e9migrations en masse s&#8217;arr\u00eatent pendant plus de huit cents ans et le juda\u00efsme tunisien se d\u00e9veloppe peu \u00e0 peu, et acquiert son individualit\u00e9 et son caract\u00e8re original. Plus tard une quatri\u00e8me \u00e9migration est fournie par l\u2019Espagne, \u00e0 la suite de l&#8217;exil des Juifs de ce pays en 1492 ; puis une cinqui\u00e8me, plus lente mais au moins aussi consid\u00e9rable, venue en dernier lieu de l&#8217;Italie, mais o\u00f9 elle n&#8217;\u00e9tait, en grande partie, que de passage, depuis que les Isra\u00e9lites d&#8217;Espagne, et surtout ceux du Portugal, avaient \u00e9t\u00e9 contraints de quitter leur pays et de chercher un refuge aupr\u00e8s des nations plus tol\u00e9rantes.<\/p>\n<p>A c\u00f4t\u00e9 de ces \u00e9migrations en masse, viennent s&#8217;en infiltrer d&#8217;autres, peu nombreuses, il est vrai, et tr\u00e8s lentes, mais incessantes, et qui sont encore parfaitement reconnaissables. Ces \u00e9migr\u00e9s viennent d&#8217;Alg\u00e9rie, de Tripolitaine, d\u2019\u00c9gypte, de tous les pays enfin ; ils s&#8217;\u00e9tablissent en Tunisie d&#8217;abord \u00e0 titre d&#8217;\u00e9trangers, se fixent ensuite peu \u00e0 peu dans le pays et finissent par se fondre dans le groupe g\u00e9n\u00e9ral. Ajoutons enfin les deux petites \u00e9migrations italiennes, l&#8217;une lors de l&#8217;expulsion des Juifs de Sicile, au XIIIe si\u00e8cle, et l&#8217;autre lors de leur expulsion du royaume de Naples, en 1745.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 la fusion infime qui s&#8217;est effectu\u00e9e entre les divers \u00e9l\u00e9ments dont se compose la population juive tunisienne, il est encore possible de d\u00e9couvrir parmi eux, sinon le type primitif de chacun de ces groupes, du moins un type g\u00e9n\u00e9ral form\u00e9 par les trois premi\u00e8res \u00e9migrations venues d&#8217;Orient. Les derni\u00e8res, beaucoup plus r\u00e9centes, venues d&#8217;Occident, n&#8217;ont pas encore eu le temps de se fondre avec les autres, de s&#8217;y confondre, et de donner naissance \u00e0 un type sp\u00e9cial. Les \u00e9l\u00e9ments de ces derni\u00e8res \u00e9migrations sont parfaitement reconnaissables.<\/p>\n<p>Il n&#8217;est pas difficile, en effet, de distinguer, dans l&#8217;\u00e9l\u00e9ment juif de Tunisie, deux types parfaitement caract\u00e9ristiques et nettement distincts. Tandis que les Juifs provenant des \u00e9migrations d&#8217;Occident ont la m\u00eame physionomie que leurs coreligionnaires du bassin m\u00e9diterran\u00e9en, Fran\u00e7ais, Italiens ou Levantins, ceux dont l&#8217;origine est une des \u00e9migrations orientales ont un type absolument diff\u00e9rent ; le nez, la bouche, les l\u00e8vres ont une autre forme ; le front est plus bas et moins bomb\u00e9, les yeux plus ronds et plus ardents, la figure moins ovale.<\/p>\n<p>La diff\u00e9rence est encore sensible au point de vue psychologique. La tournure d&#8217;esprit et les dispositions naturelles, dont la ressemblance est si frappante entre les Juifs d&#8217;Orient, ceux d&#8217;Italie, du midi de la France et du nord du Maroc, ne sont plus les m\u00eames en Tunisie, chez les Isra\u00e9lites d&#8217;origine \u00e9gyptienne, palestinienne ou arabique. Ceux-ci ont d&#8217;autres m\u0153urs, d&#8217;autres usages, d&#8217;autres mani\u00e8res de vivre, de penser et d\u00e9juger ; et ces diff\u00e9rences se remarquent parfaitement, malgr\u00e9 les fusions in\u00e9vitables entre ces deux \u00e9l\u00e9ments, maigre la confusion de m\u0153urs et de coutumes que peuvent produire quatre cents ans de vie, d&#8217;affaires, de souffrances et d&#8217;efforts communs.<\/p>\n<p>Nous avons d&#8217;ailleurs un instrument bien plus pr\u00e9cis pour distinguer d&#8217;une fa\u00e7on relativement exacte les traces de ces diverses \u00e9migrations ; ce sont les noms de famille.<\/p>\n<p>On sait que primitivement les Isra\u00e9lites n&#8217;avaient, pas plus que les musulmans encore de nos jours, point de noms de famille, et que chacun \u00e9tait d\u00e9sign\u00e9 par la d\u00e9nomination de \u00ab un tel, fils d&#8217;un tel, \u00bb sauf \u00e0 nommer trois ou quatre ascendants, en cas de similitude de noms. Tel \u00e9tait l&#8217;\u00e9tat des Isra\u00e9lites de Palestine, lorsqu&#8217;ils formaient un corps de nation. Mais alors il n&#8217;existait pour ainsi dire pas une liste fixe de noms propres individuels, et chacun, en naissant, recevait un nom sp\u00e9cial rappelant une circonstance quelconque.<\/p>\n<p>C&#8217;est sans doute comme signe de ralliement et de reconnaissance entre eux, qu&#8217;apr\u00e8s la destruction du temple de J\u00e9rusalem les Isra\u00e9lites s&#8217;en tinrent presque exclusivement aux noms bibliques ou talmudiques, et comme le choix n&#8217;en est pas bien vari\u00e9, la n\u00e9cessit\u00e9 s&#8217;imposa de cr\u00e9er des noms de famille. Il existe cependant encore actuellement des groupes d&#8217;Isra\u00e9lites (d\u00e9sign\u00e9s en Orient sous le nom de Calabrais) qui s&#8217;en sont tenus \u00e0 l&#8217;usage ancien et qui ne se sont pas encore conform\u00e9s \u00e0 l&#8217;usage g\u00e9n\u00e9ral. Or ces noms de famille sont souvent un v\u00e9ritable certificat d&#8217;origine, et l&#8217;\u00e9lude des mois qui les forment indique jusqu&#8217;\u00e0 un certain point la provenance de la famille.<\/p>\n<p>Un examen attentif des noms familiaux des Isra\u00e9lites tunisiens confirme ce que les donn\u00e9es historiques nous ont permis de d\u00e9terminer. Nous voyons en effet les familles les plus anciennes du pays porter des noms dont la signification est inconnue et dont l&#8217;origine pourrait \u00eatre cherch\u00e9e dans les langues berb\u00e8re ou copie<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>, ou bien ces noms ont \u00e9t\u00e9 tellement corrompus et d\u00e9figur\u00e9s par le temps qu&#8217;il devient impossible d&#8217;y trouver une signification. Nous trouvons ensuite des noms bibliques, tels qu&#8217;on les trouve en Palestine, et d&#8217;autres, h\u00e9breux ou arabes, rappelant, soit un m\u00e9tier, exerc\u00e9 sans doute par des anc\u00eatres, soit une particularit\u00e9 physique ou morale dont on se servait pour distinguer les premiers qui les port\u00e8rent.<\/p>\n<p>Nous rencontrons plus lard des noms dont l&#8217;origine espagnole est indubitable, et enfin, parmi les derniers venus, des noms principalement portugais, dont l&#8217;orthographe a \u00e9t\u00e9 l\u00e9g\u00e8rement modifi\u00e9e \u00e0 la suite d&#8217;un s\u00e9jour plus ou moins long en Italie. Au milieu de foutes ces grandes divisions, viennent se placer des noms indiquant des pays d&#8217;origine, et qui d\u00e9notent, non une \u00e9migration nombreuse et en masse, mais des arrivages isol\u00e9s et individuels.<\/p>\n<p>Voici d&#8217;ailleurs une liste \u00e0 peu pr\u00e8s compl\u00e8te des noms de famille des Isra\u00e9lites de Tunisie, group\u00e9s par cat\u00e9gories se reportant aux divisions que nous venons de tracer :<\/p>\n<p><strong>1\u00b0 Noms dont le sens est perdu<\/strong>. \u2014 <em>Adda, Allal, Ankri, Arich. Assous, Atto, Alton, Bedoussa, Bessis, Beziz, Bismouth, Cacoub, Cohen-Codar, Didi, Douib, Fillouz, Fitoussi, Fregoua, Gabizon, Gandous, Ghaloula, Ghanem, Gouetta, Guez, Halimi, Hori, Jami, Jarmon, Jouari, Jouili, Koschkasch (vulg. Coscas), Ktorza, Lellouch, Mazouz, Melloul, Memmi, Mesgheni, Messas, Messica, Mettodi, Nataf, Roan, Sagron, Sberro, Schelli, Schemmama (vulg* Schmama ou Samama), Serour, Seroussi, Sfez, Sinouf, Setbon, Sis, Sitrouk, Slakhmon, Smaja, Smila, Stioui, Souid, Tartour, Temsit, Toubiana, Youn\u00e8s, Zagdon, Zagron, Zemagi, Zerafa, Zert, Zerouk, Zetlaoui, Zimour.<\/em><\/p>\n<p><strong>2\u00b0 Noms bibliques ou palestiniens<\/strong>. \u2014 <em>Abizerah, Abrahami (vulg. Brami), Amram, Azaria (o\u00f9 Azria), Barouh, Ben-Ezra, Ben-Ribbi, Ben-Rouben, Ben-Sasson, Ben-Simon, Beraha, Carmi, Cohen-Yonatan, Goziel, Guedalia, Jahia (vulg. Jacchia), Isra\u00ebl, Ma\u00efmon, Nahoum, Nehamia (ou Nahmias), Obadia, Rouben, Schealtiel, Schalom, Semah, Simeoni, Soussan, Zeevi. <\/em><\/p>\n<p><strong>3\u00b0 Noms de m\u00e9tiers.<\/strong> \u2014 <strong><em>A. En h\u00e9breu ou en chalda\u00efque.<\/em><\/strong> \u2014 <em>Edan, Hayat, Hazan, Hoz\u00e8, Saban, Sehekli, Schemla, Sofer, Yadan.<\/em><\/p>\n<p><strong><em>B. En arabe.<\/em><\/strong> \u2014 <em>Ammar, Allal, Bahamni, Baran\u00e8s, Ben-Attar, Dahan (ou Ben Dahan), Berd\u00e0, Bitan, Cahloul, Casbi (ou Cassabi), Cohen-Ganouna, Dahbi, Doukhan, Flah, Haddad, Hadida, Haouani, Hattab, Jaoui, (Ben-Jaoui ou Bijaoui), Kabla, Khallaf, Lahmi, Nakasch, Nijar (ou Najar), Ouakil, Raccah, Sebag, Sefar, Ta\u00efeb, Tebika, Touma, Troujeman, Zafrani, Zarka, Ze\u00eftoun.<\/em><\/p>\n<p><strong>4\u00b0 Noms provenant d\u2019une particularit\u00e9 quelconque<\/strong>. <strong><em>A. En h\u00e9breu ou en chalda\u00efque.<\/em><\/strong> \u2014 <em>Aloul, A\u00e7our, Assal, Attia, Baadasch, Catan, Cohen-Scholal (vulg. Solal), Corcos, Dana, Danan (ou Ben-Danan), Daninos, Darmon, Darmoni, Dayan, Debasch, Habib, Harari, Hassid, Hayon, Hobani, Lischa (ou Ben-Lischa), Mahadar, Naaman, Na\u00efm, Ria\u00efhi, Saddik, Temam, Temim, Tibi, Tobi, Yarouch, Zaken, Zarhi, Zerah.<\/em><\/p>\n<p><strong><em>B. Arabe<\/em><\/strong>. \u2014 <em>Abou-Derham, Allouch, Arki, Be\u00efda, Bela\u00efsch, Belladina, Bellaham, Bellahsen, Bena\u00efnouch, Boubli, Bounan (vulg. Bonan), Boudjenah, Bouhobza, Bourgel, Cohen-Hadria, Cohen-Zerdi, Dekiar, Demri, Dre\u00ef, Elladaoui, Farjon, Ghozlan, Hababo, Haccon, Haddouk, Ha\u00efck, Halfon, Halifi, Hamami, Hassan, Khrif, Maarek, Marzouk, Moa\u2026i, Mouli, Saada, Saadon, Sahal, Sahala, Sellam, Slama, Tahar, Touil, Ya\u00efsch (ou Benya\u00efsch).<\/em><\/p>\n<p><strong>5\u00b0 Noms \u00e9trangers.<\/strong> \u2014 <strong><em>A. Espagnols<\/em><\/strong>. \u2014 <em>Azula\u00ef, Baron et Benbaron, Bueno, Castro, Cohen de Lara, Cohen -Rosa, Costa, Franco, Gate\u00f1o, Henri-quez, Herrera, Hombres, Levy de L\u00e9on, Mamo (pour Mi amo), Medina, Mosnino, Ni\u00f1os, Nu\u00f1\u00e8s, Osuna, Pariente, Paz, Perez<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><strong>[2]<\/strong><\/a>, Sierra, Silvera, Sonsino, Soria, Tapia, Valensi, Vergas.<\/em><\/p>\n<p><strong><em>B. Portugais.<\/em><\/strong> \u2014 <em>Cardozo, Guttierez, Lumbrozo, Mendoza, Minhos, Spinoza.<\/em><\/p>\n<p><strong><em>C. Italiens.<\/em><\/strong> \u2014 <em>Ben-Nero, Cariglio, Cesana, Eminente, Finzi, Forti, Funaro, Giorno, Lazzaro, Mali, Mani, Montefiori, Nini, Ortona, Pensier, Procaccia, Sinigaglia, Sonnino.<\/em><\/p>\n<p><strong><em>D. Arabes, Grecs, etc<\/em><\/strong>.\u2014 <em>Abbou, Benmoussa, Cal\u00f4, Fouad, Gheni, Rechid, Vais (pour Weiss), Zana. <\/em><\/p>\n<p><strong>6\u00b0 Noms indiquant les pays d\u2019origine.<\/strong> \u2014 <em>Abi-Teboul (vulg. Abitbol ou Botbol), Annabi (ou Ounnabi), Benzerti, Boccara, Cohen-Boulakia, Cohen-Tanugi, Constantini, Djerbi, Efrati, Eschkenazi, Fiorentino, Hag\u00e8ge, Kafi, Kesraoui, Marouani, Meghed\u00e8s, Ouzan, Sarfali, Schra\u00efk Stambouli, Yerouschalmi, Zagouani, Zergani<\/em><a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>.<\/p>\n<p>Cette longue nomenclature nous montre, avec assez de pr\u00e9cision, les diverses souches qui ont successivement form\u00e9 le grand noyau du juda\u00efsme tunisien. Chacun de ces \u00e9l\u00e9ments a apport\u00e9 sa pierre dans l&#8217;\u00e9difice commun. Nous avons vu, au d\u00e9but de l&#8217;\u00e8re vulgaire, les Juifs de Tunisie connaissant fort peu la religion de leurs p\u00e8res, y ayant m\u00eame introduit des modifications puis\u00e9es aux usages des peuples environnants, et ignorant d&#8217;une mani\u00e8re absolue les prescriptions et peut \u00eatre l&#8217;existence m\u00eame de la loi orale.<\/p>\n<p>Peu \u00e0 peu, de nouveaux \u00e9l\u00e9ments viennent se juxtaposer aux anciens, des relations s&#8217;\u00e9tablissent entre les Juifs de Tunisie et ceux des autres pays, principalement les chefs des \u00e9coles de Syrie ; les connaissances augmentent, au point que les Juifs de Tunis, dont Ma\u00efmonide constatait, au XIIe si\u00e8cle, l&#8217;ignorance absolue en mati\u00e8re talmudique, formaient, au XVIIe une communaut\u00e9 r\u00e9put\u00e9e pour sa grande science (\u2026) et o\u00f9, \u00e0 la fin du XVIIIe si\u00e8cle, le rabbin Azoula\u00ef trouvait plus de trois cents rabbins dont il loue la science.<\/p>\n<hr \/>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Ce n&#8217;est pas ici le lieu d&#8217;examiner les rapports intimes qui existent entre ces deux langues. Rappelons seulement en passant que des savants \u00e9minents ont class\u00e9 la langue berb\u00e8re dans la m\u00eame famille que le copte et l&#8217;ancien \u00e9gyptien.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Lis deux noms Castro et Perez, bien que le dernier d&#8217;origine h\u00e9bra\u00efque et le premier de source grecque, sont tellement fr\u00e9quents en Espagne, m\u00eame parmi la population chr\u00e9tienne, qu&#8217;on peut assurer que les familles qui les portent sont de provenance de la P\u00e9ninsule ib\u00e9rique.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> \u00c0 tous ces noms il faut ajouter ceux de <em>Cohen<\/em> et de <em>L\u00e9vy<\/em>, tr\u00e8s fr\u00e9quents \u00e0 toutes les \u00e9poques et dans tous les groupes Isra\u00e9lites, et qui ne peuvent fournir aucune indication sp\u00e9ciale au point de vue de l&#8217;origine des familles qui les portent.<\/p>\n<p><em>Extrait du livre: \u201c<strong>Essai sur l\u2019histoire des Isra\u00e9lites de Tunisie<\/strong> depuis les temps les plus recul\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9tablissement du protectorat de la France en Tunisie\u201d. <strong>Auteur : <\/strong>David Caz\u00e8s (1851-1913). <strong>\u00c9diteur : <\/strong>A. Durlacher (Paris). <strong>Date d\u2019\u00e9dition : <\/strong>1887<\/em><\/p>\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><a href=\"http:\/\/mehdi.name\/fr\/2018\/12\/29\/la-sympathie-des-israelites-de-tunisie-envers-le-protectorat-francais\/\">La sympathie des isra\u00e9lites de Tunisie envers le &#8220;protectorat&#8221; fran\u00e7ais<\/a><\/h2>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>DEUXI\u00c8ME PARTIE Nous venons d&#8217;assister (tout le long de la I\u00e8re partie de ce livre) \u00e0 la formation du juda\u00efsme tunisien. Nous venons de voir se constituer peu \u00e0 peu cette grande agglom\u00e9ration, au moyen d&#8217;\u00e9migrations successives. L&#8217;\u00e9difice s&#8217;est constitu\u00e9 par des couches d&#8217;origines diverses, venant se superposer les unes aux autres. 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